Les boites d'Arthur s'arrêtent fin avril - "la crise a tué le jeu"

Publié le par Aphasique



Le retour d'A prendre ou à laisser le 5 janvier dernier était une bénédiction pour TF1. Les premlières semaines, 29 % de téléspectateurs suivaient l'une après l'autre l'ouverture des 22 boites. Après les déboires de la Star Ac, une telle audience était une véritable source de satisfaction pour la chaîne. Aujourd'hui, l'audience a baissé et lepoint.fr nous apprend l'arrêt programmé du jeu.

Un jeu qui coute cher !

TF1 et le producteur, Endemol, ne sont pas radins. Dans le studio d'enregistrement, il y a un compteur, comme au Téléthon, qui additionne l'argent distribué : 33 millions d'euros en 500 éditions ! Une moyenne de 42.000 euros par émission. A prendre ou à laisser a même la réputation d'être "l'émission la mieux doté du Paf", celle l'où on gagne le plus !

Ils sont là, ils attendent tous la même chose, de l'argent
La crise !

Une cercle vicieux. La crise inhibe les candidats, qui partent trop tôt, le suspense en patît et l'audience baisse. Quelle poisse !

Endemol affirme que "La crise économique s'est fait ressentir sur l'attitude des candidats (...) C'est la première fois qu'on a vu des gens partir dès qu'ils gagnaient 10.000 à 12.000 euros, sans tenter de gagner une plus grosse somme. Une donnée qui a perturbé la mécanique du jeu."

L'explication est assez crédible. Ainsi, quand les 500.000 euros ont été décrochés, à l'ouverture de la boite, 5.606.000 téléspectateurs étaient passionnés par l'émission ! Alors que l'émission réunit le reste du temps environ 4 millions. La prise de risque est un boost à audience. Et le risque est rare depuis la reprise de janvier.

Les 500.000 euros ont été décrochés par Marie-Ange le vendredi 23 janvier 2009

C'est en tout cas de cette façon que le producteur explique la baisse sensible de l'audience. Le jeu a perdu au fil des semaines 5 points et descendant sous la barre symbolique des 25 % de part d'audience... Ceci dit, ajoutons ,comme Emmanuel Berreta du Point, que la baisse du jeu de TF1 est également imputable à la série de France 2 The Closer qui a repris du poil de la bête, et surtout à la malice d'M6 qui a ajusté "très minutieusement l'enchaînement du Dîner presque parfait et de 100 % Mag d'Estelle Denis".  

Est-ce une grosse perte ?

Pour parler un peu moins business et un peu plus programme, reconnaissons que A prendre ou à laisser restera sans doute dans les mémoires pour plusieurs raisons.

Le jeu restera aussi dans les mémoires pour son huissier

C'est un des concepts les plus idiots jamais programmés dans toute l'histoire de la télévision : Ouvrir des boites au hasard, les unes après les autres ! Pourtant, la mécanique fonctionne. La simplicité, même quand elle est désolante, n'est jamais un défaut en télévision.

Les meilleurs émissions (et à fortiori les meilleurs jeux) sont "scriptés". Ces programmes possèdent une succéssion de phases, que l'on retrouve toujours dans le même ordre, avec, comme dans les scénarios des films d'action, une "dramatique" bien huilée, une montée en puissance progressive. Qui veut gagner des millions ? en est le parfait exemple, avec la pyramide et ses deux paliers. Le suspense, la difficulté et l'enjeu croient tous les trois, alors qu'à l'inverse, les lumières déclinent et resserrent la tension... Y a que la vérité qui compte de Bataille et Fontaine était, sur le plan de la mécanique, un concept formidable : le reportage, le témoignage de la personne à l'origine des démarches, l'arrivée de la personne naïve dans le studio, les indices distilés par les animateurs, et puis l'ouverture (potentielle) du rideau. Un véritable cas d'école.

A prendre ou à laisser est (était) également un jeu très bien construit. A partir de rien, ou de pas grand chose (les boites, les appels du banquier), l'animateur et la production ont, au fil du temps, construit un véritable show, avec beaucoup de plaisanteries, de compations, et de musiques. Au fil des années, la mécanique du jeu s'est encore plus simplifiée, encore plus organisée. Les appels du banquier arrivaient à des moments fixes, après tel nombre d'ouverture de boîtes. 

Arthur soigne son image d'animateur sympa, proche des candidats

Autre ingrédient clef : l'attachement aux candidats, toujours les mêmes jours après jours, tant qu'ils ne sont pas passés sur le grill.

Fin avril, A prendre ou à laisser fermera définitivement ses boites. Le jeu paradoxe qui démontre l'importance de la simplicté à la télévision. Le concept du jeu était à la fois d'une rare bêtise et en même temps d'une efficacité redoutable. 
 

Publié dans FUTURS DU PETIT ÉCRAN

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Philippe 15/03/2009 14:12

C'est tellement nul ce jeu ! Vive la crise !

alix 08/03/2009 11:21

coucou mister A
je viens souhaiter à ta dame une bonne fête ben oui elle supporte ta téléphagie alors elle doit être formidable
Bisous à vous 2

alix 07/03/2009 10:06

coucou 2 défis de faits l'un en ligne l'autre te le mets en avant première
http://blog.doctissimo.fr/chercheprincecharmant/index.php///notes/p515149
héhé
oui oui je suis sadique

Aphasique 07/03/2009 10:59


en plus avec la video du titanic park tu amorces un prochain défi !


alix 06/03/2009 20:14

coucou,
je sais pas pour combien de temps tu es de retour alors j'en profitte
Moi je le z'aime pas arthur pour moi il est pas sympa il est faux il est beurk beurk beurk
en ce qui concerne les défis je vais les relever ils sont très sympa à faire tu verras ça demain car soir ballade avec maman sur la baie de saint jean de luz héhé
bisous