Les candidats de Questions pour un champion

Questions pour un champion est un programme qui respecte les institutions… L'émission multiplie les spéciales. Il y a des spéciales Master depuis les tout débuts de ce jeu ou presque (1990), et c’est bien légitime. Les spéciales Lycéens et les spéciales Vedettes, c’est marrant aussi, ça ne mange pas de pain et ça renouvelle l’expérience. On y découvre, par exemple, un Patrick Sébastien féru de littérature ou un Laurent Baffie passionné de zoologie. Bref, des amuseurs à la tête bien remplie. Il y a aussi la célébration de la Francophonie, c’est chouette. Un peu mythologique, mais sympa. Mais il y a, aussi, hélas, la Spéciale Grandes écoles…
Avec le sweet de l'école, à l'américaine...
La production demande aux candidats Lycéens mais surtout Grandes écoles...
...Non, reprenons, la production demande à – on va sur-généraliser parce que ce n’est pas bien : à ces intellos, à ces premiers de la classe ; mais si, c’est statistique : à ces rats de bibliothèques (et dans de le deuxième cas, celui des grandes écoles, ajoutons « à ces fils à papa ») …de tourner des sujets décoiffés et de préparer une petite présentation dynamique, enjouée. Des séquences qui tombent à l’eau, qui sonnent faux, qui démangent les doigts du téléspectateur - et le bouton de la télécommande étant plus accessible que la joue du candidat… On retrouve à observer une roue tourner.
Aller, c'est de la télé, on se prête au jeu du fond vert, le directeur sera content
Question pour un champions a un côté guindé, qui apparaît d’autant plus dans les séquences faussement débrayées… Un côté guindé, vieille école, c’est souvent sympathique. Les Chiffres et Lettres, et ses trois présentateurs, sont d’une ringarditude en dehors du temps, précieuse… Leurs petits billets "teaseurs" font la joie du zapping. Les émissions de Pascal Sevran, étaient aussi ridiculeusement sympathiques, dans une bulle, à côté de la sphère sociale (par chance, Pascal ne parlait que de chansons dans son émission de chansons). Par contre, l’émission de Julien Lepers, lui aussi pile poil à côté, est hélas, très souvent, au centre de tout ce que la société française compte de diplomaties, et d’institutions ...dont ces fabuleuses usines à reproductions sociales.
Ce logo officiel de France 3, avec les candidats qui prennent la pause - regardez chacun d'entre eux dans le détail - donne envie de se tirer une balle
Les spéciales Grandes écoles ont d'ailleurs précédé de nombreuses saisons leurs équivalents universitaires (les spéciales Campus). Ce n'est pas neutre. A croire qu'il bien moins marrant (et moins prestigieux) de tester la culture des intellos pauvres préparant des diplômes qui ne servent à pas grand chose. Pourtant la culture, dans les Universités, il ne reste guère que ça (qui a dit "Et encore ?").
Khorem, un des vainqueurs des vainqueurs - celui qui a gagné le Grand Concours des candidats de jeu TV sur TF1. Ca, c'est du candidat.
Heureusement, il y a des candidats comètes, qui, l'espace de quelques jours, brûlent tout ce que le dispositif a d'artificiel et de raies sur le côté. On les voit passer, non pas tous les 79 ans, mais de temps en temps et dans les émissions dites normales. Pas les cycles lycéens, les cycles enfants, les cycles ceci-cela… Les candidats tout venants sont les plus sympathiques, intéressants, impressionnants, et anormaux (positivement). Notamment, il y a une huitaine d’années, un grand échalas, émacié, ténébreux, esprit chagrin et lumineux, détaché de tout. Je ne me souviens plus de son nom, juste de son visage, un Frédéric Taddei mais encore plus Taddei que l'original. Un candidat sans profession, qui affirmait, quand Lepers sollicitait une petite annonce gratuite, ne pas rechercher de job… Un authentique intellectuel. Décharné. Que devient-il ?
Spéciale Lourdingues
Je préfère les émissions normales. Pas les vedettes, les francophones, les ceci, les cela… Les candidats. Les extra-terrestres. L’intérêt est sociologique. Mais qui sont ces gens qui donnent l’impression d’avoir appris le quid par cœur ? …et qui retrouve une réponse en 4 secondes… Comment identifier une Catherine de Médicis, quelque part dans le cortex au milieu des Pénélope, hydrocarbures saturés, et Ouagadougou capitale du Burkina Faso ?
Et comment retrouver ses mots dans un contexte aussi peu naturel ? Retrouver ce qu'on à appris, il y a 15 ans, à la lueur d'une lampe de chevet éclairé, devant témoin, par des lampes 300 watts ? Chapeau !
Il y a bon nombre d'enseignants, mais pas seulement. Et puis être professeur de Géographie n’explique pas la maîtrise des poètes du XIVème siècle ; être professeur de Français n’apprend en rien la Physique Quantique (même si, de façon générale, la culture littéraire a eu une certaine prédominance)… Il y a des médecins, des notaires, des CSP+, mais pas seulement. Parmi les gens qui savent, on retrouve toutes les couches - merci Julien Pampers. Des gens dont la plus grande passion est d'apprendre et ça, c'est vraiment rassurant.
A plus tard pour la suite de la Semaine Julien Lepers sur tele.over-blog.com. Très bonne Semaine Julien Lepers à toutes et à tous.
Questions pour un fayot
Avec le sweet de l'école, à l'américaine...La production demande aux candidats Lycéens mais surtout Grandes écoles...
...Non, reprenons, la production demande à – on va sur-généraliser parce que ce n’est pas bien : à ces intellos, à ces premiers de la classe ; mais si, c’est statistique : à ces rats de bibliothèques (et dans de le deuxième cas, celui des grandes écoles, ajoutons « à ces fils à papa ») …de tourner des sujets décoiffés et de préparer une petite présentation dynamique, enjouée. Des séquences qui tombent à l’eau, qui sonnent faux, qui démangent les doigts du téléspectateur - et le bouton de la télécommande étant plus accessible que la joue du candidat… On retrouve à observer une roue tourner.
Aller, c'est de la télé, on se prête au jeu du fond vert, le directeur sera contentQuestion pour un champions a un côté guindé, qui apparaît d’autant plus dans les séquences faussement débrayées… Un côté guindé, vieille école, c’est souvent sympathique. Les Chiffres et Lettres, et ses trois présentateurs, sont d’une ringarditude en dehors du temps, précieuse… Leurs petits billets "teaseurs" font la joie du zapping. Les émissions de Pascal Sevran, étaient aussi ridiculeusement sympathiques, dans une bulle, à côté de la sphère sociale (par chance, Pascal ne parlait que de chansons dans son émission de chansons). Par contre, l’émission de Julien Lepers, lui aussi pile poil à côté, est hélas, très souvent, au centre de tout ce que la société française compte de diplomaties, et d’institutions ...dont ces fabuleuses usines à reproductions sociales.
Ce logo officiel de France 3, avec les candidats qui prennent la pause - regardez chacun d'entre eux dans le détail - donne envie de se tirer une balleLes spéciales Grandes écoles ont d'ailleurs précédé de nombreuses saisons leurs équivalents universitaires (les spéciales Campus). Ce n'est pas neutre. A croire qu'il bien moins marrant (et moins prestigieux) de tester la culture des intellos pauvres préparant des diplômes qui ne servent à pas grand chose. Pourtant la culture, dans les Universités, il ne reste guère que ça (qui a dit "Et encore ?").
Les candidats comètes
Khorem, un des vainqueurs des vainqueurs - celui qui a gagné le Grand Concours des candidats de jeu TV sur TF1. Ca, c'est du candidat.Heureusement, il y a des candidats comètes, qui, l'espace de quelques jours, brûlent tout ce que le dispositif a d'artificiel et de raies sur le côté. On les voit passer, non pas tous les 79 ans, mais de temps en temps et dans les émissions dites normales. Pas les cycles lycéens, les cycles enfants, les cycles ceci-cela… Les candidats tout venants sont les plus sympathiques, intéressants, impressionnants, et anormaux (positivement). Notamment, il y a une huitaine d’années, un grand échalas, émacié, ténébreux, esprit chagrin et lumineux, détaché de tout. Je ne me souviens plus de son nom, juste de son visage, un Frédéric Taddei mais encore plus Taddei que l'original. Un candidat sans profession, qui affirmait, quand Lepers sollicitait une petite annonce gratuite, ne pas rechercher de job… Un authentique intellectuel. Décharné. Que devient-il ?
Spéciale LourdinguesJe préfère les émissions normales. Pas les vedettes, les francophones, les ceci, les cela… Les candidats. Les extra-terrestres. L’intérêt est sociologique. Mais qui sont ces gens qui donnent l’impression d’avoir appris le quid par cœur ? …et qui retrouve une réponse en 4 secondes… Comment identifier une Catherine de Médicis, quelque part dans le cortex au milieu des Pénélope, hydrocarbures saturés, et Ouagadougou capitale du Burkina Faso ?
Et comment retrouver ses mots dans un contexte aussi peu naturel ? Retrouver ce qu'on à appris, il y a 15 ans, à la lueur d'une lampe de chevet éclairé, devant témoin, par des lampes 300 watts ? Chapeau !Il y a bon nombre d'enseignants, mais pas seulement. Et puis être professeur de Géographie n’explique pas la maîtrise des poètes du XIVème siècle ; être professeur de Français n’apprend en rien la Physique Quantique (même si, de façon générale, la culture littéraire a eu une certaine prédominance)… Il y a des médecins, des notaires, des CSP+, mais pas seulement. Parmi les gens qui savent, on retrouve toutes les couches - merci Julien Pampers. Des gens dont la plus grande passion est d'apprendre et ça, c'est vraiment rassurant.
A plus tard pour la suite de la Semaine Julien Lepers sur tele.over-blog.com. Très bonne Semaine Julien Lepers à toutes et à tous.
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